La santé sexuelle : objet de la sexologie

La santé sexuelle : objet de la sexologie

Article déposé le 19 avril 2016

La sexologie est une discipline récente. Elle a vu le jour aux États-Unis dans les années 60, notamment grâce aux travaux de Kinsey et de Masters et Johnson

1946 : Création de l'Organisation Mondiale de la Santé

Après la

seconde guerre mondiale, nous nous préoccupons de la Santé. L'OMS l'a défini comme "un état de complet bien-être physique, psychique et social sans être désormais exclusivement représentatif d'une absence de maladie". Avec cette nouvelle notion de santé dans le contexte des années 60-70 (autorisation de la vente de moyens de contraception, revendications autour de l'épanouissement sexuel…), le concept de santé évolue pour tenir compte de la sexualité

1975 : l'OMS définit la santé sexuelle

A cette époque là, il s'agit pour l'OMS de définir ce que doit être l'idéal de la santé sexuelle. Il est nécessaire "[d'intégrer] les aspects somatiques, émotionnels, intellectuels et sociaux du bien être sexuel en ce qu'ils peuvent enrichir et développer la personnalité, la communication et l'amour." Il s'agit donc ici, de donner le droit aux individus d'un développement personnel et d'une liberté sexuelle. De la sexualité associée exclusivement à la reproduction de l'espèce humaine avant les années 60, on passe à une sexualité où l'épanouissement personnel prône.

Années 80 : Apparition du sida

L'épidémie de sida apparaît. Avec elle, un repli sur soi et un retour à l'ordre religieux réapparaît. Certains parlent de cette épidémie comme d'une punition divine. La recherche de l'épanouissement sexuel est dénoncée. Les pouvoirs publics se trouvent entre deux positions : promouvoir la liberté sexuelle et l'interdire. Une nouvelle forme de prévention nait de cette dichotomie : la réduction des risques sexuels. Les chercheurs doivent redéfinir la question de la santé sexuelle sur le droit à se développer soi-même.

2000 : Nouvelle définition de l'OMS de la santé sexuelle

La santé sexuelle est "l'expérience (et non plus l'état) d'un processus contenu de bien être physique, psychique et socio-culturel. Elle est fondée sur l'expression libre et responsable des capacités sexuelles qui renforcent le bien être harmonieux personnel et social, et [sur l'enrichissement de la] vie individuelle et sociale…elle ne réside pas dans l'absence de dimension de maladie ou d'infidélité…Les droits sexuels de tous les individus doivent reconnus et soutenus." Le devoir de la santé sexuelle est une santé sexuelle responsable c'est à dire qu'elle doit à la fois "promettre, promouvoir, ou sauvegarder l'autonomie, la réciprocité, l'honnête, le consentement, la protection, et la poursuite du plaisir".

L'objet de la sexologie et de la sexothérapie est de permettre l'accès au plaisir, à la jouissance et à l'épanouissement sexuel des personnes qui viennent en consultation.

 

Source : photo by Pixabay

Classé dans : Sexothérapie - Sexologie

À propos de l'auteur

Caroline Van Assche

Diplômée en Psychologie Clinique et Pathologique à l'Université Bordeaux 2 Victor Segalen,
Formée au Conseil Conjugal et Familial au Planning Familial de la Région Ile de France,
Formée au Travail Psychanalytique avec les couples et les familles au Collège de Psychanalyse Groupale et Familiale de Bordeaux,
Formée à la Sexologie Clinique et Santé Publique à l'Université Paris 7 René Diderot,
Formée à la Sexologie Sexofonctionnelle à l'Université Paris 6 Pierre et Marie Curie,
Membre de L'Association Nationale des Conseillers Conjugaux et Familiaux,
Membre de L'Association Francophone de Sexologie Sexofonctionnelle.